Critique: The Last House On The Left (2009)

lasthouseleftRéalisateur: Dennis Iliadis

Acteurs: Garret Dillahunt, Sara Paxton, Monica Potter, Tony Goldwyn

Musique: John Murphy

Pays: États-Unis

Année: 2009

Durée: 114 min.

Site Officiel

Avant de regretter amèrement la vente de ses droits pour A NIGHTMARE ON ELM STREET, Wes Craven a produit, avec Sean S. Cuningham, le remake de son premier long métrage, THE LAST HOUSE ON THE LEFT. Adaptation globalement fidèle, ce remake résulte en une production plus léchée et très graphique en terme de violence, mais certainement pas aussi « thrash » que le film de 1972.

Mari (Sara Paxton) se rend en compagnie de ses parents (Monica Potter et Tony Goldwyn) à leur maison de campagne pour une période de vacances. Aussitôt arrivée, la jeune fille ira rejoindre une de ses amies. Invitées par un jeune garçon, elles se rendront dans un motel afin de consommer un peu d’herbe. Elles tomberont entre les mains de dangereux criminels psychopathes. Mari, qui sera violée par Krug (Garret Dillahunt) verra au même moment son amie mourir. Tentant de fuir des griffes de cette bande de fêlés, elle sera blessée par balle. Par la suite, les meurtriers se retrouveront, sans le savoir, dans la maison de Mari. Les parents qui découvriront bien assez tôt à qui ils ont  affaire, seront prêts aux pires actes de violence afin de venger leur fille.

Dans cette histoire où les bourreaux deviennent les victimes, il y a quelque chose dans le traitement de légèrement dérangeant. D’abord,  au tout début, le réalisateur filme Mari comme Adrian Lyne avait pu le faire avec Dominique Swain dans LOLITA. Il est de toute évidence obnubilé par son actrice. La caméra se pose sur  elle de manière à forcer le spectateur à se sentir voyeur. Il n’y a, à ce moment précis de l’histoire, aucun signe apparent de danger, encore moins de prédateur sexuel. Un choix de réalisation purement gratuit. Ensuite, lorsque arrive la conclusion, on a l’impression que les « parents vengeurs » deviennent excités par leurs actes. Le couple, qui si j’ai bien saisi semble au départ brisé depuis la perte de leur fils, semble redevenir non seulement complice, mais attiré de nouveau.  Suite au premier meurtre qu’ils commettent, c’est à peine subtil, mais j’ai eu la forte impression de  sentir dans leur regard un désir sexuel renaître. C’est dans ce genre de détail que cette version rate son coup.

En comparaison, THE LAST HOUSE ON THE LEFT  version 1972 a certes plusieurs défauts. Le jeu des acteurs est inégal pour ne pas dire la plupart du temps mauvais. Le scénario manque de subtilité. Les effets sont peu convaincants. Cependant, le film était tellement plus « thrash » et explicite qu’il a réussi à choquer et provoquer. Il y a plusieurs scènes qui vont beaucoup plus loin. Même si ce n’est pas aussi graphique en terme de violence, ce que les parents sont prêts à faire (surtout la mère) afin de venger leur fille dépasse l’imagination. Autrement, la nouvelle mouture propose une inutile introduction nous présentant la bande de criminels. Mis à part un peu de sang, cela n’ajoute rien à la trame narrative.

En résumé, THE LAST HOUSE ON THE LEFT (2009) bénéficie d’un plus gros budget, d’une équipe plus expérimentée, d’acteurs de talents et d’une trame musicale d’un compositeur en terrain connu (John Murphy, qui avait signé la musique de 28 DAYS LATER). Pour le reste, si vous n’avez jamais vu l’original et malgré de gros défauts, il vaut la peine d’être vu pour sa finale tellement plus satisfaisante.

THE LAST HOUSE ON THE LEFT obtient la sinistre cote de

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Facteur gore

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A propos

Fondateur et rédacteur en chef du Sinistre Magazine. Critique et blogueur cinéma pour Voir et Ztele. Critique musical pour Bande à part et Boulevard Brutal. Ex-musicen métalcoolique.

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