Critique: Blood: The Last Vampire
Réalisateur: Chris Nahon
Scénariste: Chris Chow
Musique: Clint Mansell
Production: East Wing Holdings
Distribution: Sony Pictures Home Entertainment
Pays: Japon/Hong Kong/France
Année: 2009
Date de sortie en DVD : 20 octobre 2009
Durée: 91 minutes
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Acteurs: Gianna Jun, Allison Miller, Liam Cunningham
Violence
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Adaptation du film d’animation portant le même titre, BLOOD: THE LAST VAMPIRE est paru un peu plus tôt cette année. Ne créant finalement pas autant de vagues que je ne l’avais imaginé, sa durée de vie en salles en Europe et aux États-Unis aura été relativement courte. En ce qui nous concerne, il aura fallu se contenter de la sortie DVD parue il y a quelques semaines pour se positionner face à ce divertissement entremêlant fantastique et action.
Saya (Gianna) est une vieille âme aux allure d’une jeune fille de 16 ans. Chasseuse de monstres et démons, elle est elle même mi-vampire. Embauchée pas une organisation obscure, elle massacre toute créature de l’enfer dans le but avoué de se rapprocher du plus terrible démon sur terre, Onigen. En 1970, elle devra se rendre sur une base militaire américaine à Tokyo afin d’enquêter sur la possible présence de vampires usurpant l’identité d’étudiants au collège.

Réglons un détail tout de suite, BLOOD: THE LAST VAMPIRE est bien plus un film d’action qu’un film d’horreur ou fantastique. Il est également d’avantage prétexte à des scènes d’arts martiaux. Bien que tout comme Blade, Saya doit se nourrir de sang pour survivre, elle ne montrera jamais ses crocs. La réalisation de Chris Nahon (KISS OF THE DRAGON) s’avère honnête, sans plus. Il nous balance des plans vus des centaines et des centaines de fois. Si on ne s’y attarde pas trop, ça peut aller. Autrement, c’est redondant. Pas mauvais, mais du réchauffé.
La plus grande faiblesse avec ce titre est son scénario. On tourne les coins ronds. Chris Chow a visiblement passé plus de temps à essayer de développer le passé de Saya dans d’innombrables (et parfois beaucoup trop longs) flash-backs. Ce qui fait qu’au final, le supposé combat ultime ne dure que quelques minutes vs. une scène présenté tout jute avant relatant un élément du passé de Saya qui n’en finit plus de finir. Autre truc qui cloche: la reconstitution des années 70 est à peine perceptible et ce, tant au niveau des décors que des costumes. La productions aurait gagné à ne donner aucune référence temporelle tant ce détail est accessoire en fin de compte. De plus, les effets spéciaux sont ici plus ou moins convaincants. Les créatures générées par ordinateur sont franchement décevantes. Je dois préciser que je ne suis pas non plus un fan de sang créés par ordinateur.
La pompeuse trame musicale est peu inspirée et est signée Clint Mansell (REQUIEM FOR A DREAM). Pas étonnant qu’on ne retrouve aucune info sur son myspace ou son site officiel. Je sais également que le compositeur français Guillaume Roussel a écrit de la musiqe additionnelle. Malheureusement, impossible de dire qui a fait quoi… Gianna dans le rôle de Saya est très correcte. On ne peut en dire autant pour Allison Miller qui porte sur ses épaules plusieurs scènes dramatiques qui nous laissent de glace. La présence de Liam Cunningham (DOG SOLDIERS) aurait pu être mieux exploitée. Assez étrangement, le personnage de Onigen campée par l’actrice japonaise Koyuki est quasi absent du récit, ce qui est à mon avis une décision douteuse. D’autant plus qu’il s’agit de l’ennemi ultime.

BLOOD: THE LAST VAMPIRE offre tout de même quelques images époustouflantes et des moments d’action intenses et divertissants. Il ne s’agit pas d’un film complètement dénué d’intérêt, mais frôle trop souvent l’ennui et l’indifférence.

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SI plate que ça hein?
J’ai vu pire… Mais disons que ça ne lève pas suffisamment.