Critique: Altitude

ALTITUDE
Réalisateur:
Kaare Andrews
Scénariste: Paul A. Birkett
Musique: Jeff Tymoschuk
Production: Escape Factory/Foundation Features/Thin Air Productions
Distribution: Anchor Bay Films
Pays: Canada/États-Unis
Année: 2010
Date de sortie DVD: 19 octobre 2010
Durée: 90 minutes

Festivals: -

Acteurs: Jessica Lowndess, Julianna Gill, Ryan Donowho, Jake Weary

Site officielBande-annonce

Mardi dernier sortait en DVD un film canadian nommé ALTITUDE (un titre qui se dit aussi bien en français qu’en anglais, ce qui est probablement un avantage lorsqu’on fait des demandes de subventions à Téléfilm Canada). Ce suspense fantastique, quoique parsemé de clichés, nous réserve tout de même son lot de surprises, rendant l’expérience agréable et élevant cette petite production au-dessus de la moyenne de ses confrères qui squattent généralement  les tablettes de nos clubs vidéo.

Premier cliché: une bande d’adolescents collégiens partent en périple pour se rendre à un concert de Coldplay. Évidemment, en plus d’avoir des goûts de chiotte, nos fringants éphèbes sont cons comme la lune et nos belles jouvencelles sont complètement névrosées. Cependant, au lieu de faire la route en voiture comme tout le monde, ceux-ci décident de prendre l’avion, l’un d’eux ayant passé son brevet de pilote récemment.

Second cliché: le pilote, ou plutôt, la pilote (Sara) a perdu sa mère étant toute jeune, cette dernière s’étant tuée dans un écrasement d’avion (qu’elle pilotait évidemment: telle mère, telle fille). Cependant, Sara n’est pas la seule à avoir perdu un être cher. Bruce, un jeune homme amouraché de Sara, a également perdu ses parents dans un nébuleux accident.

Troisième cliché: Bruce aime Sara, mais cet amour ne semble pas réciproque, ce qui provoque une certaine tension entre les deux. De plus, Sara projette de déménager loin de Bruce, à Montréal plus précisément, pour étudier à l’Université McGill (non, elle ne porte pas de jogging et de lunettes à grosses montures, bande de taquins). Une jeune fille munie d’une caméra et se prenant pour la future Sofia Coppola, un beau ténébreux qui pratique à la fois l’alpinisme et la guitare et enfin, un grand blond sportif et attardé complètent le tableau.

Quatrième cliché: une fois en l’air, une défaillance technique bloque le gouvernail, faisant dévier la joyeuse bande directement dans une tempête. Étrangement, les communications radio sont coupées, le sol semble avoir disparu et une créature sortie tout droit d’un cauchemar de H.P. Lovecraft rôde autour de l’appareil. C’est à ce moment que le spectateur comprend avec terreur que nos petits amis n’arriveront jamais à temps pour le concert de Coldplay. Déception!


Trêve de plaisanterie, nonobstant les nombreux clichés et quoique les clés de l’intrigue soient facile à découvrir, ALTITUDE divertit. Les effets spéciaux sont plutôt bien torchés, particulièrement le monstre tentaculaire qu’on peut percevoir dans la bande-annonce et qui m’a motivé à louer ce film. Qui plus est, le retournement final réussit à surprendre et rappelle de bons vieux épisodes de TWILIGHT ZONE. En bref, ALTITUDE est une oeuvre imparfaite, plutôt convenue, mais diablement sympathique. Pourquoi bouder son plaisir?



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A propos

Vidéaste-comédien-écrivain abitibien, montréalais d'adoption depuis 2004, Jason Paré réalise des courts métrages depuis une douzaine d'années et a quelques publications à son actif, dont un roman de science-fiction intitulé Combat par l’esprit (1995).

1 Commentaire

  1. Denver dit :

    Votre critique va me pousser à le voir ! :)

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