Critique : The Caller

THE CALLER
Réalisateur : Matthew Parkhill
Scénariste : Sergio Casci
Musique : Aidan Lavelle, Unkle
Production : Alcove Entertainment / Pimienta / Salt Company Entertainment
Distribution : Sony Pictures
Pays : Royaume Uni / Puerto Rico
Année : 2011
Sortie en salles : –
Sortie DVD : 4 octobre 2011
Durée : 92 minutes

Festivals : –

Acteurs : Rachelle Lefevre, Stephen Moyer, Luis Guzman, Lorna Raver, Ed Quinn

Site officiel | Bande-annonce

Un peu comme le proposait le suspense de science-fiction Frequency, THE CALLER repose sur cette prémisse où des conversations entre deux personnes (ici par téléphone) à deux périodes différentes ont une influence sur les événements du passé, modifiant par le fait même le présent. Toutefois, la dynamique entre les protagonistes se veut, dans le cas qui nous intéresse, beaucoup plus inquiétante.

En instance de divorce, la séduisante Mary Kee (Rachelle Lefevre, Twilight) s’installe dans un petit appartement. Malgré l’emprise d’un ex-mari aux tendances violentes et ses visites menaçantes (Ed Quinn), la jeune femme, méfiante, tente de refaire sa vie et parvient même à fréquenter un nouvel homme (Stephen Moyer, True Blood). À peine emménagée, elle commence à recevoir de mystérieux appels téléphoniques d’une femme prénommée Rose (Lorna Raver) qui cherche à parler à un certain Bobby. Du genre insistante, Rose multiplie les appels et suite à quelques échanges, elle affirme qu’elle vit en 1979. Mary Kee tente de ne plus avoir de contact avec cette femme instable, mais les choses se passeront autrement.

Cette sobre production oscillant entre fantastique et psychologique possède à la base un excellent potentiel, mais comporte trop d’éléments agaçants pour en faire un film s’élevant au delà de la moyenne. D’abord, d’un point de vue technique, le travail d’édition sonore laisse à désirer. Certains effets sont trop appuyés, alors que d’autres ne conviennent pas (par exemple des chaussures qui claquent comme des talons hauts alors que l’héroïne porte des sandales en cuir). Idem pour l’aspect musical omniprésent, donnant lieu à plusieurs passages racoleurs ou peu inspirés. Ensuite, quelques ruptures de tons – principalement lorsque la mise en scène penche vers le mélodramatique, sans oublier la scène de cul assez cheesy – amenuisent le climat de tension que Parkhill instaure plutôt bien autrement.

Le plus grand problème de THE CALLER réside toutefois à l’intérieur du scénario de Sergio Casci. Démarrant relativement bien, les bourdes se multiplient lors du dernier tiers, diminuant sérieusement l’impact que devrait produire l’aboutissement du récit, affublé d’un épilogue plus ou moins nécessaire. On ressent bien le désir louable de vouloir tenir le cinéphile en haleine avec quelques rebondissements, mais certains ne tiennent malheureusement pas la route, notamment car il devient difficile de savoir si les artisans du films désirent jouer la carte du drame fantastique ou celle du suspense psychologique.

Malgré tout, THE CALLER offre quelques scènes franchement efficaces, attribuables au travail de l’actrice Lorna Raver (la gitane de Drag Me To Hell). Cette dernière, que l’on aperçoit que très brièvement à l’écran, domine tout de même la distribution en prêtant sa voix au personnage de Rose avec une redoutable performance qui glace le sang.



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

A propos

Fondateur et rédacteur en chef du Sinistre Magazine. Critique et blogueur cinéma pour Voir et Ztele. Critique musical pour Bande à part et Boulevard Brutal. Ex-musicen métalcoolique.

Aucun commentaire

Ajouter un commentaire