Critique : Rites of Spring

RITES OF SPRING
Réalisateur : Padraig Reynolds
Scénariste : Padraig Reynolds
Musique :
Production :
Distribution : Mongrel Media
Pays : États-Unis
Année : 2011
Sortie en salle : –
Date de sortie DVD : 19 juin 2012
Durée : 80 minutes

Festivals : Screamfest

Acteurs : AJ Bowen, Anessa Ramsey, Katherine Randolph, Marco St. John

Site officiel | Bande-annonce

Horreur

Passé pratiquement inaperçu depuis sa présentation au Screamfest, et ce, même dans le cercle des initiés et des magazines spécialisés (très peu de critiques ont été publiées à ma connaissance), RITES OF SPRING est loin d’être un chef d’oeuvre, mais mériterait un peu plus d’attention.

Laissons quand même un peu de marge de manoeuvre à nos collègues américains, puisque le film ne sera diffusé que sur demande en juillet et connaîtra une sortie limitée en salles (toujours chez nos voisins du sud) au même moment. Étrangement, cette production est déjà disponible au format DVD et sur iTunes au Canada depuis le 19 juin. Et dans le genre pas vilain, la proposition de Padraig Reynolds s’avère acceptable.

RITES OF SPRING nous relate deux kidnapping ayant lieu dans des circonstances différentes. Dans un premier temps, deux jeunes femmes se font enlever par un type lugubre, qui les séquestre ensuite dans une grange. À peu près au même moment, un groupe de personnes complotent afin de kidnapper la jeune fille d’un homme d’affaires, réclamant en échange une importante somme d’argent. Les choses ne tournent pas exactement comme prévu, et le premier jour du printemps n’était peut-être pas non plus le meilleur moment pour passer à l’action…

Le fait de se douter que tous les événements finiront par être reliés – mais en ne sachant pas exactement de quelle manière avant très longtemps – fait en sorte qu’on perd un peu l’intérêt avant le dernier tiers. D’autant plus que les connexions entre les deux trames narratives s’expliquent de façon expéditive et sans grande surprise au final. Le résultat n’est malheureusement pas aussi concluant sur pellicule que ce devait l’être sur papier. En revanche, Reynolds (aussi scénariste) parvient à rendre son film suffisamment intéressant en construisant le récit autour de plusieurs genres. Et c’est précisément là qu’il gagne des points. On passe donc de scènes évoquant le torture porn, en bifurquant vers le suspense plus conventionnel, tout en exploitant l’horreur surnaturelle. L’ensemble de la distribution se défend assez bien et les qualités de production dépassent les attentes.

S’il y a plus d’un personnage aux desseins malveillants, c’est la créature (que l’on voit assez peu) qui devrait être la plus menaçante. Hélas, par sa démarche ordinaire, voire trop humaine, on ne saisit pas l’ampleur de l’effroi qu’elle devrait susciter. N’empêche, RITES OF SPRING témoigne, malgré ses inégalités, d’un effort respectable. Une autre production qui possédait sans doute plusieurs éléments lui permettant de devenir un petit bijou du cinéma d’horreur indépendant, mais qui n’y parvient pas complètement. Enfin, Padraig Reynolds semble être un artiste prometteur et même si je demeure ambivalent face à sa première proposition, j’ai hâte de voir ce qu’il aura à dire la prochaine fois.

Malgré la cote moyenne que je lui accorde, je vous invite tout de même à mettre la main sur ce film si vous en avez l’occasion. Je serais fort curieux de connaître votre avis.



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A propos

Fondateur et rédacteur en chef du Sinistre Magazine. Critique et blogueur cinéma pour Voir et Ztele. Critique musical pour Bande à part et Boulevard Brutal. Ex-musicen métalcoolique.

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