Fantasia 2012: Critique – Under the Bed

UNDER THE BED
Réalisateur : Steven C. Miller
Scénariste : Eric Stolze
Musique : Ryan Dodson
Production : Site B / Through The Hear
Distribution : –
Pays : États-Unis
Année : 2012
Sortie en salle : –
Sortie Blu-ray/DVD : –
Durée: 91 minutes

Festivals : Fantasia ’12

Acteurs : Jonny Weston, Gattlin Griffith, Peter Holden, Musetta Vander, Kelcie Stranahan

Non classé

Site officiel | Bande-annonce

*ATTENTION : Cette critique dévoile des éléments de l’intrigue. Pour découvrir le contenu de ces éléments, surlignez le texte invisible à l’aide de votre souris.*

Pour inaugurer ma première critique d’un film issu de la programmation de Fantasia 2012, j’ai eu la chance de voir dimanche dernier la première mondiale de UNDER THE BED de Steven C. Miller (The Agression Scale). Avec ce long métrage d’horreur, le réalisateur américain nous offre de retourner en enfance, celle qui a été baignée par les productions Amblin de la belle époque : The Goonies, Gremlins, Young Sherlock Holmes, et j’en passe…

Après avoir incendié sa maison et passé quelques années dans un hôpital psychiatrique, Neal (Jonny Weston, John Dies at the End) est de retour dans sa ville natale. Il éprouve de la difficulté à retrouver une vie normale, mais les railleries de ses voisins sont loin d’en être la cause principale. En effet, un monstre a élu domicile sous son lit, le même qu’il avait tenté de brûlé il y a quelques années, mais Neal n’est pas seul. Paulie (Gattlin Griffith, Green Lantern, The New Daughter), son frère cadet, a également vu la bête et les deux uniront leur force pour terrasser la créature pour de bon.

L’une des grandes qualités de UNDER THE BED se trouve dans le jeu remarquable des jeunes acteurs personnifiant les deux frères. Leur relation et leur interprétation sont d’une crédibilité sans faille. Malheureusement, cette rigueur ne s’applique pas à toute la distribution. Rien à voir avec le talent de leur interprète, mais l’obstination des parents refusant de croire Neal et Paulie est particulièrement barbante et frise parfois le ridicule.

Si les deux premiers tiers rappellent effectivement les productions Amblin, il faut avouer qu’une certaine lassitude se fait ressentir face à une succession de jumpscare pas très originaux. Heureusement, le troisième acte nous tire brusquement de notre torpeur, la présence du monstre ne se limitant plus à de soudaines et brèves apparitions, et la violence prenant un tournant véritablement gore, pour notre plus grand plaisir. Se succèdent duel à la scie à chaîne, excursion dans un monde parallèle et meurtres bien gratinés de jeunes prépubères.

Ce soudain sursaut de bonheur sera par contre de courte durée, car la destruction du monstre, plutôt expéditive et escamotée, déçoit par sa banale simplicité. Peu importe, malgré ses nombreux défauts, UNDER THE BED remplit le cahier des charges et s’il ne laisse pas un souvenir impérissable dans nos cœurs, une certaine satisfaction se fait ressentir lorsque le générique défile à l’écran, convaincu que le déplacement en valait la peine.



Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

A propos

Vidéaste-comédien-écrivain abitibien, montréalais d'adoption depuis 2004, Jason Paré réalise des courts métrages depuis une douzaine d'années et a quelques publications à son actif, dont un roman de science-fiction intitulé Combat par l’esprit (1995).

2 Commentaires

  1. Antonin Marquis dit :

    Je te trouve généreux ! Pour ma part, j’ai détesté. La trame sonore est beaucoup trop appuyée, les acteurs et les personnages ne m’ont pas convaincu et, par-dessus tout, la finale est d’une quétainerie sans borne. Seul point positif : le monstre était vraiment dégueulasse, et quelques sauts m’ont fait sortir de ma torpeur. À part ça, j’ai passé mon temps à soupirer de dépit.

  2. Jason Paré dit :

    D’accord avec toi au sujet de la trame sonore. Pour les personnages, comme tu peux le remarquer, je suis très critique au sujet des parents, mais les deux frères m’ont semblé plutôt crédibles (j’avoue par contre que le look emo de l’aîné était particulièrement caricatural). Pour la finale, encore une fois, tu peux remarquer dans ma critique que je l’ai trouvé expéditive et escamoté et oui, effectivement un peu culcul la praline. Mais bon, pour le reste, le film était tout de même bien torché et je crois qu’il peut plaire à un certain public. Je l’admets, je suis une âme généreuse et cela paraît dans mon pointage, mais je crois tout de même avoir bien énuméré les forces et les faiblesses du film dans ma critique.

Ajouter un commentaire